Mark Swope 

Los Angeles, CA, Structures 

Los Angeles, CA

À propos de l'artiste

Mark Swope est photographe. Il habite près de Los Angeles en Californie, cette terre où se sont enracinés les mythes américains et où lentement, ils se sont effrités, sous l'œil attentif des photographes. Cette Amérique de l'urbanisation galopante, des "non-lieux" sera dépeinte par la photographie américaine dès les années 1970. L'œuvre de Mark Swope, si elle se développe dans les années 1990 et 2000, semble s'inscrire dans la droite ligne des explorations menées par les photographes rassemblés en 1975 dans cette exposition qui fit date New Topographics, présentée à la George Eastman House de Rochester, auteurs parmi lesquels figurent Bernd et Hilla Becher, Stephen Shore, Nicholas Nixon, Robert Adams… L'exposition marque un tournant dans l'histoire de la photographie pour ce qu'elle constate, dans un parti pris stylistique documentaire, l'évolution du paysage contemporain. Toute l'œuvre de Mark Swope témoigne de ce même intérêt pour les lieux où règne l'artefact. La nature, quand elle pointe dans le champ de l'image, y a été retaillé et géométrisé. L'artefact, lui, qu'il soit architecture ou panneau publicitaire y est apparaît obsolète, vestiges d'une époque révolue dont seul demeure intact le palmier bordant les larges avenues. 

Rencontre

Comment s'est faite votre entrée en photographie ?
La maison dans laquelle j'ai grandi était remplie de photos noir et blanc, celles de John Swope, mon père, qui pratiqua la photographie tout au long de sa vie. Lors de mes études artistiques je me suis concentré sur la pratique de la peinture et des installations, j'utilisais alors la photographie non pour elle-même mais souvent à des fins documentaires. Vers le milieu des années 1990, j'ai commencé à archiver la collection de mon père et, chemin faisant, je me suis tourné entièrement vers la photographie.

Quelle relation entretenez-vous avec la photographie américaine des années 1970, particulièrement californienne, celle qui a amorcé l'exploration du paysage contemporain lors de l'expansion de l'urbanisation et mis en évidence ses effets collatéraux ?

J'ai connu le travail de Robert Adams, John Gossage et Frank Gohlke au début des années 1990. J'ai été fasciné par le paradoxe qui émane de ces images, cette tension qui se crée entre le calme du sujet, l'attraction qu'il exerce, qui pousse à aller plus loin dans l'image et l'âpreté des préoccupations environnementales que l'image porte aussi en elle. 

Vous vivez à Santa Monica, la plupart de vos photographies ont été prises en Californie. L'on dit souvent que le territoire le plus difficile à traiter pour le photographe est son environnement immédiat. Comment définiriez-vous ce territoire et en quoi vous inspire-t-il ?
Je me rappelle me promener Downtown Los Angeles, regardant les bâtiments anciens avec émerveillement, m'attardant sur l'histoire de notre architecture, constatant aussi à quelle vitesse elle disparaît et se renouvelle. J'ai alors réalisé à quel point je n'avais qu'une connaissance très partielle de mon environnement et j'ai donc commencé à pratiquer des sortes de randonnées improvisées dans la ville, découvrant et redécouvrant des endroits que mon père avait documenté dans les années 1930.

Dans Sign Structures, vous abordez un signe mythique du paysage américain : le panneau publicitaire. Comment avez-vous approché ce symbole ?
J'ai eu la chance, alors que je travaillais pour le Museum of Neon Art, d'avoir accès aux toits d'immeubles de Los Angeles sur lesquels sont situés de très anciens panneaux. Dans notre société ultra-connectée, où tout est à portée de clics, ces panneaux en tant qu'outils de communication sont devenus complètement obsolètes. Le parti pris photographique de les saisir depuis le toit me permettait de mettre l'accent sur le point de vue dominant dont ils jouissent sur la ville.

Foliage et Structures sont parmi les plus graphiques de vos séries. Quel a été l'élément déclencheur pour ces deux ensembles ?
Les séries Foliage et Structures sont nées d'une décision très spontanée. Ce sont des photographies très intuitives, issues d'une promenade "éveillée" où mon regard tente de capter ce que l'environnement proche recèle. 

Édition limitée, numérotée et signée par l’artiste. 


Expositions et prix

Foliage, Craig Krull Gallery, Santa Monica, CA, 2012    
The Los Angeles River, Craig Krull Gallery, Santa Monica, CA, 2010
Paint & Memory - Photographs of New Orleans 2003-2005, Craig Krull Gallery, Santa Monica, CA, 2006
Elysian Fields, Craig Krull Gallery, Santa Monica, CA, 2005
Foliage, VeniceArts Gallery, Venice, CA, 2004    
Selected Work, Craig Krull Gallery, Santa Monica, CA, 2003
L.A. Sign Structures, Museum of Neon Art, Los Angeles, CA, 2003

Collections :
Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles, CA
UCLA Hammer Museum, Los Angeles, CA
Santa Barbara Museum of Art, Santa Barbara, CA
N.R.D.C., Santa Monica, CA

Publications

Paint & Memory, Photographs from New Orleans, 2003-2005

Informations

& commande

Mark Swope 
Los Angeles, CA, Structures

2005

Informations techniques

Tirage fine art sur papier Ilford Gallery Gold Fiber Silk - édition limitée, certificat numéroté et signé par l'artiste.

Dimensions

20 x 25 cm, Édition de 50 250.00 €
 
Ajouter un cadre (choix de l'artiste - autre choix, nous contacter)  

Cadre bois noir avec rehausse, verre X





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