Andrés Figueroa 

Fabián Quintanilla, Diablada Promesantes de San Lorenzo, Iquique, San Lorenzo de Tarapacá 

Fabián Quintanilla, Diablada Promesantes de San Lorenzo, Iquique, San Lorenzo de Tarapacá

À propos de l'artiste

Andrés Figueroa est né à Santiago, au Chili, en juillet 1974. Il  découvre  la photographie à l’âge de 15 ans et rejoint  un laboratoire photographique de noir et blanc. Il se consacre alors à dépeindre le monde qui l’entoure, travaillant obsessionnellement pour développer ses compétences d’autodidacte. Il étudie la photographie  à « la Escuela de Foto Arte » au Chili. Parallèlement, il développe son travail d'auteur, créant divers projets personnels. Et, depuis 1998, il a fait du portrait son moyen d’expression de prédilection. 

Rencontre

Vous avez fait du portrait votre moyen d’expression de prédilection, d’où viennent vos inspirations ?
En effet, depuis 1998, le centre de mon travail est la photographie de portraits. Mes créations ont été influencées par des maîtres tels que August Sander, Martin Chambi, Irving Penn et Richard Avedon, entre autres. Mon intérêt principal se porte sur les populations et leur bagage culturel créant, quand ils sont ensemble, une nouvelle entité sociale. Je me sens profondément en empathie avec les concepts comme la liberté d'expression, la tolérance et le droit d’exister.

La série « Desert Dancers » est un investissement photographique qui a commencé en 2008, réalisé au Chili, votre pays natal, d’où vient cet intérêt pour les cultures indigènes ?

Je perçois que dans mon pays il y a un profond manque de considération envers les cultures indigènes et métisses. C'est le résultat d'une politique culturelle et d'éducation qui sous estime et désapprouve tout ce qui est lié aux indigènes. Au cours des dernières années, cette situation historique a connu un changement progressif vers une meilleure connaissance et appréciation de ces cultures.
Le projet "Desert Dancers", aspire à créer une archive d'images digne de la culture religieuse populaire qui existe au Nord du Chili. A travers une exploration photographique in situ, je m'efforce de créer un pont entre le spectateur et la culture, décrivant sa richesse, sa diversité et son importance.
L'objectif principal est de dessiner ensemble le spectateur et les personnes qui sont les protagonistes des cérémonies traditionnelles représentant un patrimoine culturel, religieux et vivant.

Les portraits des danseurs que vous photographiez sont particulièrement intrigants, pouvez-vous nous parler de cette culture ?
Il y a plus de cent ans, sur le territoire qui correspond au désert d'Atacama, tout au Nord du Chili, plusieurs célébrations religieuses sont nées du résultat de la fusion des cultures indigènes et de la religion catholique. Certaines des plus populaires sont La Vierge de la Tirana, San Lorenzo de Tarapaca, la Vierge de Ayquina et la Vierge de las Peñas.
Beaucoup de pèlerins se rassemblent pour ces célébrations, avec des groupes de danse comme principaux protagonistes. Ils sont crées par les villageois, des gens modestes qui chaque année, avec beaucoup d'efforts, rendent hommage à la Vierge ou à un Saint.
Pendant l'année entière, ces groupes se préparent rigoureusement, pas seulement en répétant mais également en organisant des évènements et en collectant des fonds pour leur permettre de générer des ressources afin d’assister et participer à ces festivités chaque année.
Au milieu du désert le plus sec du monde, sans se préoccuper de la chaleur pendant la journée ni du froid la nuit, ils expriment leur foi en dansant au rythme imposé par les groupes de fanfare et Laquita, créant un spectacle magnifique. Ils créent un voyage mystique aspirant à une rencontre directe avec la divinité, offrant leurs danses avec beaucoup d'amour, tel un accomplissement d'un vœu ou comme un simple acte de dévotion.
Il y a deux raisons principales pour lesquelles ils font cette offrande à travers leurs danses. L'une est l'accomplissement d'un vœu : les danseurs demandent la santé, le travail et le bien-être pour leurs familles, des droits qui sont bafoués ou au mieux ignorés par la société. L'autre raison est une simple dévotion, comme un signe de gratitude envers la divinité.

Édition limitée, numérotée et signée par l’artiste.

Expositions et prix

Goa Photo Festival, 2015
Photoquai PHQ4, Quai Branly, Paris, 2013
Retratos, Library of Santiago, Chile, 2013
Retratos, Museum GGV, La Serena, Chile 2013
Chili, Fotografía y Convivencia, Montjuic Castle, Barcelona, Espagna, 2011-2012
Fotografía de Pueblos Originarios Siglos XIX/XXI, Museum of Memory and Human Rights , Santiago, Chile, 2011
Fuera de Lugar, Consideraciones sobre Arte, Ciudad y Urbanismo, National Museum of Fine Arts, Santiago, Chile, 2010-2011
Walking Around, Cultural Center La Vaguada, Madrid, Spain, 2009
Transgresión Transición Transigencia, Photogallery Arcos, Santiago and Viña del Mar, Chile, 2008-2009
Desierto, Cultural Centre Apoquindo 3300, Santiago, Chile, 2006
Presencias, AFA Gallery, Santiago, Chile, 2006

Publications

Magazine PAT (DIBAM), 2013
Sueño de la Razón (FESTA), 2011

Informations

& commande

Andrés Figueroa 
Fabián Quintanilla, Diablada Promesantes de San Lorenzo, Iquique, San Lorenzo de Tarapacá

2011

Informations techniques

Tirage fine art sur papier Hahnemühle Photo Rag Baryta - édition limitée, certificat numéroté et signé par l'artiste.

Dimensions

60,5 x 37,5 cm, Édition de 30 400.00 €
 
Ajouter un cadre (choix de l'artiste - autre choix, nous contacter)  

Caisse américaine chêne X





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