Amy Adams 

Untitled #5 

Untitled #5

À propos de l'artiste

Née aux États-Unis, Amy Adams pratique un art qui explore la matière du médium photographique et la nature chimique de l'image. Chez elle, l'image est au plus près de son étymologie, imago : le portrait d'ancêtre, le fantôme. Dans une série de portraits noir charbon (ici proposés), rappelant le pictorialisme du début du XXe siècle, elle capture les présences silencieuses et lointaines d'inconnus. Dans Autochthonous, elle met en scène des figures drapées s'évanouissant dans des paysages qui semblent, par un processus de tirage particulier, comme vaporisés d'une brume picturale. Et dans une autre de ses séries, Ephemera, elle s'approche encore plus explicitement de la matière et photographie des fluides qui s'oxydent, ou des cristaux de givre.
Disparition et mutation traversent l'œuvre d'Amy Adams ; des notions que la photographe explore dans l'obscurité de la chambre noire du laboratoire.

Rencontre

Qui sont ces visages fantomatiques émergeant de l'obscurité ?
Les visages qui apparaissent dans mes photographies sont ceux de passagers du métro, attendant leur train, à la station de la 125e rue à New York. Je les ai enregistrés avec une caméra vidéo – depuis la fenêtre de ma chambre, qui donnait sur le quai – alors qu’ils attendaient seuls, la nuit. J’ai extrait des images de ces rushs, puis j’ai réalisé d’après elles des négatifs papier, à partir desquels enfin, j’ai fait un tirage argentique.
 
Les visages dépeints sont des figures isolées, privées de leur environnement et même de leur corps. Les capturant incognito, vous vous tenez dans une position très lointaine par rapport à vos sujets. Diriez-vous que cet état d’isolement est emblématique de la vie en ville, spécialement dans une ville telle que New York ?
La part la plus intéressante de ce travail était cette opportunité d’observer des gens, dans un endroit public s’il en est comme le métro, alors qu’ils étaient seuls, ou plutôt se croyaient seuls. L’état d’isolement dont le sujet fait l’expérience, et sa réaction face à ce sentiment, se lit dans ses expressions faciales, que j’ai, à mon tour, isolées. Il y a de nombreux degrés de séparation dans ces images : entre moi et le sujet, entre le sujet et son environnement, entre l’image vidéo initiale et la photographie finale, autant de degrés qui parlent aussi de la séparation et de l’isolement que l’on ressent à vivre dans une ville comme New York. 
 
Vous avez fixé ces personnes dans un moment rare – celui de l’oubli de soi face au monde, celui de l’introspection. Définiriez-vous ces images comme des portraits ?

Je ne qualifierais pas ces images de portraits au sens traditionnel. À travers le processus d’élaboration de l’image, les visages se déforment, se brouillent ; parfois, ils sont tellement dépourvus de détails qu’ils en deviennent méconnaissables. Cette série n’est donc pas une série de portraits individuels, mais plutôt de portraits de sentiments, d’expressions et de gestes, tous universels.
 
Dans un sens, vos images reflètent un double paradoxe : d’une part, elles sont d’une extrême richesse picturale, alors qu’elles proviennent d’un médium – la vidéo – d’une définition et d’une qualité pauvre ; d’autre part, elles suggèrent un sentiment d’intimité avec ces visages, alors que le métro est le lieu de l’anonymat.
Pour moi, ces images sont comme des mémentos. Alors que je n’ai effectivement aucune idée de qui sont ces personnes, j’ai cependant le sentiment d’avoir partagé avec elles un moment dans le temps, qui a laissé sur moi une « empreinte » durable. Ce sentiment se reflète dans la façon dont les images se sont matérialisées, processus qui contribue selon moi à souligner la beauté et l’intrigue contenues dans chacun de ces mystérieux visages. 

Édition limitée, numérotée et signée par l’artiste. 

Expositions et prix

Artist in Residence, Gullkistan, Laugarvatn, Islande, 2010          
Emerging Artists Auction, Daniel Cooney Fine Art pour iGavel.com, 2010    
Face Time, The School of Visual Gallery, New York, NY, 2009                                              
Mentors Show, The School of Visual Gallery, New York, NY, 2009
Sélection photographie, 24e Festival International de Mode et de Photographie à Hyères, villa Noailles, France, 2009
Photographe sélectionnée, American Photography 25, 2009

Publications

Portrait, YVI, novembre 2011
Dear Dave, janvier 2009

Informations

& commande

Amy Adams 
Untitled #5

2008

Informations techniques

Tirage fine art sur papier Hahnemühle Photo Rag Baryta - édition limitée, certificat numéroté et signé par l'artiste.

Dimensions

25 x 19 cm , Édition de 100 220.00 €
 
Ajouter un cadre (choix de l'artiste - autre choix, nous contacter)  

Cadre bois peint teinté noir avec rehausse, verre anti-refletX





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